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Antoinette Dumas Poétesse d’origine Bourbonnaise. Habitant actuellement à Frontignan (Hérault) où j’anime un atelier de poésie pour le compte d’une association.
Recueil de poésies :
1 - S'il me reste ton sourire : Aléas, béatitude et remous de la vie. 2 - Le pouvoir des vents : Obnubilée par les vents, leur puissance, leur douceur, leur utilité, leurs dégâts ou leurs facéties dans divers pays, différentes contrées et selon les saisons, je cogite. Je médite sous l’effet de leurs caresses et ce phénomène dure encore… 3 - L'emprise de la nature : La magie, les couleurs et le plaisir qu’offre et donne la nature. 4 - Les affres de la Muse : Les tourments du poète. 5 - Comme sourdent les fleuves : Regard sur mon passé.
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83 – L’enfant SONNET
L’enfant.
C’est au tout premier heurt perçu dans l’abdomen Qu’on a concrètement la preuve de la vie Qu’on chérissait en soi, dont on avait envie Et bénissant ce coup on s’entend dire "amen".
L’heureux événement, gloire d’un doux hymen, Comble le géniteur et la mère ravie. Ensemble débordant de leur joie assouvie Imaginent confiants ce frêle spécimen.
Dans un univers clos où tout est amorti, Dans ce cocon charnu douillettement blotti, Intimement lié, pour un temps éphémère,
L’enfant s’épanouit, attendant patiemment De pouvoir respirer, vivre enfin librement, Découvrir le grand jour, voir sourire sa mère !
Antoinette Dumas. *********************************************************
Le Poète.
Quand le poète rêve de ciel ou d’Empyrée, quand le poète voit l’océan, l’univers, son âme s’évapore en bulles effervescentes fourmillant de teintes d’aurores, de parfums. Il plane et se saisit malgré lui d’un crayon pour traduire impromptu des vers inoubliables. Il fait danser la Muse en chatouillant son luth, taquin, chasse les faunes jouant du pipeau ; tire du feu éteint un ersatz de braise lui insuffle sa flamme afin qu’elle étincelle ; fond à l’appel de l’erg, en mer frise la houache, s’absorbe dans la nuit le cerveau enfiévré… D’obscurs souvenirs sort une foule d’images Qu’il transcende en hommages révérés ou vivants. Il se réveille enfin près de papiers séduits de phrases endiablées mais l’esprit éclairci.
Antoinette DUMAS
************************************************************** 555 Les Mages
Les Mages.
Pas de racisme chez les Mages Ils sont tous les trois différents. Par leurs habits, par leurs plumages Ils prouvent qu’ils sont tolérants. Gaspard adolescent imberbe A la peau rouge offre l’encens. Il a une mine superbe Conservant ses airs innocents. Balthazar dans la fleur de l’âge Peau, visage et barbe très noirs, Costume doré, belle image ! Porte la myrrhe en ses mouchoirs. Melchior, vieillard à barbe blanche, Perché sur le dos d’un chameau, Amène l’or en avalanche Suspendu ferme à son pommeau. Suivant l’étoile plus brillante Ils parcourent un long trajet, Atteindront l’étable accueillante C’est leur unique et cher projet. Lorsqu’ils trouveront le Messie Ils présenteront leurs fardeaux Avec ferveur, diplomatie, Heureux d’offrir ces trois cadeaux. Leur diversité fait symbole, Par race ou par génération, Ce n’est pas une faribole, J’en ai la ferme conviction.
Antoinette Dumas.
************************************************************* 374 Epiphanie
Epiphanie.
Nous venons partager, ce jour d’Epiphanie, Un illustre « royaume » un merveilleux gâteau Garni de fruits confits et sans parcimonie ! Celui qui fait les parts surveille le couteau, Avec habileté le baisse, le soulève Tout en l’ensorcelant ! Le suspense est total : Il ne faut surtout pas qu’il dévoile la fève ! Le nom du nouveau Roi demeure un sort fatal. Et, lorsque sous ses dents résiste la gourgane Vient cet instant béni des congratulations. Il se voit entouré telle une courtisane Et se sent couronné hors de ses ambitions ! Mais son règne ne vaut qu’en cette heure de liesse… Ephémère moment où gaieté, amitié Nous réunissent tous en instants d’allégresse Qui confirment la vie et la fraternité.
Antoinette DUMAS.
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