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ERWENS

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ERWENS auteur du recueil "Livre de la jongle" (couverture en PJ; www.erwens.fr

Ultime atome

Il faut que tu me montres que je n’ai pas l’heur de te plaire
M’aiguiller dans ton château, sur l’bon créneau horaire
Excuse-moi du retard, pris en sandwich à Greenwich
A l’hôtel Méridien j’ai tourné comme un derviche
J’ai eu des cernes à Genève, laissé mes particules
Partir à ta recherche, aidé de mon pendule
Troqué mon côté pile pour une plus belle face
Histoire d’embêter un peu le temps qui passe
Et je m’endors sur le pas de la case,
Je m’endors sur le pas de la case de l’oncle Tom
Ma fin du monde est ton ultime atome,
Au fil des jours, et des tours de cadran,
J’te veux la nuit, je veux qu’nos jours soient permanents,
Et dans la forêt noire de mon dernier coucou
J’ai fait semblant d’te croire, dormant comme un hibou
Et mes passe-temps comme passe murailles
M’ont très vite aiguillé vers une de tes failles
De l’autre côté du miroir, à l’envers du cadran
Porté par le fardeau de tant, de tant de temps
Se dessinait l’image de rien qu’une moitié d’homme
Dont l’histoire éphémère, se résume à plus d’un tome
Et je m’endors sur le pas de ma case,
Je m’endors, si t’es pas là, comme un fantôme
Ma fin du monde n’est qu’un ultime atome,
Au fil des jours, et des tours de cadran,
J’veux des nuits,  j’en veux c’est permanent
Salle des pas perdus, et des trous de mémoire,
J’ai trouvé inconnues, quelques lueurs d’espoirs,
Semées là par hasard, qui me montraient du doigt,
Me disant ingénues, prends ces âmes, ouvre-toi !
Ouvrir mon cœur à quoi, ouvrir mon cœur à qui ?
Les donneurs de leçons, n’ont pas droit de citer,
Ce qu’il y a de plus vil, ce qui leur est acquis,
Ne sert qu’à leur donner une odeur de sainteté
Et je m’endors sur le pas de la case,
Et je m’endors sur le pas de la case de l’oncle Tom
La fin du tome est dans un autre monde,
J’fais des tours, j’fais des tours de cadran,
Même les nuits,  ne sont plus comme avant
Et si nos âmes sont,  juste en lignes de mire,
Ce n’est que par péché, que nos cœurs les déchirent,
Pour mieux les accrocher, à des bonheurs fugaces,
Comme de simples appâts, en forme de grimace.
Depuis, mes tours de verre ont pris de la bouteille,
En hissant la vie même, à un autre barème,
Et ce temps si précieux, prisonnier d’un poème,
N’est plus rien  qu’un reflet, à nul autre pareil
Et je m’endors pas à  pas sur ce tome,
Je reviens sur les pas de ma case départ
La fin de l’homme, est dans un autre monde,
Sans détours je sais que j’aurai le cran,
Car mes nuits,  ne sont plus comme avant

Erwens...
Les trous de mémoire

Pris le temps en otage d’une photo souvenir,
Pour l’empêcher de fuir figé dans cette image,
Pris l’espoir en entrave, pour en faire un esclave,
En changeant ses soupirs pour de simples sourires.
Pris ma vie à témoin comme feuille de route,
Pour voir venir de loin tout ce que je redoute,
Bravé les interdits du meilleur et du pire,
Pour en faire des folies de simples points de mire...
Je fais la collection des trous d’mémoire,
Des mots couleurs d’automne, dans mes histoires,
Je fais la collection des trous d’mémoire,
Et je les abandonne dans des tiroirs...
Pris tous les mots d’amours, lassés du mot toujours,
Pour ne les employer qu’avec sincérité.
Pris au piège une nuit, le parfum de l’oubli,
Me montrant son visage, au miroir d’un autre âge.
Capturer les images, pour en faire des messages,
Qui feront des ravages, partout sur leur passage.
Plier sous le fardeau, du poids de tous ces maux,
Se retrouver k.o, sur le même bateau.
Je fais la collection des trous d’mémoire,
Des mots comme personne, ne possède,
Je fais la collection des trous d’mémoire,
Le plus fou c’est que parfois j’les oublie...
Compagnon demi-lune, de vos nuits d’infortune,
J’suis un marchand de sable, dont les pas s’évaporent,
Là où naissent les fables, que les enfants adorent,
Car la vie n’est qu’un jeu, que l’on connaît si peu...
Et dans ma collection de trous d’mémoire,
Y a des accroche-cœurs au bout des lèvres.
Et dans ma collection de trous d’mémoire,
J’en ai même qui meurent à bout de rêves.
....
Pris le temps en otage d’une photo souvenir,
Pour l’empêcher de fuir figé dans cette image,
Pris l’espoir en entrave, pour en faire un esclave,
En changeant ses soupirs pour de simples sourires...
Pris ma vie à témoin comme feuille de route,
Pour voir venir de loin tout ce que je redoute,
Bravé les interdits du meilleur et du pire,
Pour en faire des folies de simples points de mire...
Je fais la collection des trous d’mémoire,
Des mots couleurs d’automne, dans mes histoires,
Je fais la collection des trous d’mémoire,
Et je les abandonne,
Dans des   ??????? 

tiroirs

Erwens 

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